Démarche

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Un travail de précision, une finesse dans les détails, une large palette de couleurs et une accumulation de textures, tant organiques que géométriques : voilà ce qui se trouve au cœur des projets artistiques de Julie Carmichael.

Puisant son inspiration tant dans l’œuvre des grands impressionnistes, dans leur jeu de décomposition des couleurs, que dans celui d’artistes contemporains, créateurs d’installations grandioses, qui utilisent des objets récupérés, elle tente de s’approcher de l’idée que l’on peut s’approprier un objet, jusqu’à en décider soi-même l’utilité.

« C’est ce que je fais qui m’apprend ce que je cherche. Ma peinture est un espace de questionnement où les sens qu’on lui prête peuvent se faire et se défaire. Parce qu’au bout du compte, l’oeuvre vit du regard qu’on lui porte. Elle ne se limite ni à ce qu’elle est, ni à celui qui l’a produite, elle est faite aussi de celui qui la regarde. Je ne demande rien au spectateur, je lui propose une peinture : il en est le libre et nécessaire interprète. »

-> Pierre Soulages

Ses préoccupations environnementales viennent d’ailleurs teinter son désir de créer des pièces qui peuvent avoir plusieurs vies, dont on peut se servir selon notre envie et qu’on peut garder longtemps. Cette idée de liberté d’utiliser l’objet à sa guise, en protestation contre la surconsommation, est le but ultime de cette créatrice.

Des apprentissages de la couture toute jeune, au design de mode au Cégep Marie-Victorin, jusqu’au Centre des textiles contemporains de Montréal, sa façon d’utiliser le tissu, de le créer et de le transformer a évoluer et s’est complexifiée entre autres par l’apprentissage du foulage avec le shibori, ou d’autres interventions par tricot machine. Son travail de l’étoffe est contrôlé, les détails s’ajoutant en densité. L’intention reste cependant toujours la même : créer une esthétique différente, qui suscite l’intérêt et la curiosité, par des créations colorées, tridimensionnelles, riches en textures.